IMG_5154

Electrification rurale : Bientôt 127 localités du Burkina Faso bénéficieront du ‘’jus précieux’’

Le Ministère des mines et de l’énergie   a organisé un atelier de lancement du Projet d’appui au secteur de l’électricité (PASEL), le jeudi 16 octobre 2014 à Ouagadougou.

« Malgré les efforts déployés, à travers le financement de l’électrification, rurale  et le renforcement des capacités de production de la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL), le Burkina Faso peine toujours à faire face à la demande d’énergie électrique et de l’accès à l’électricité reste encore faible, notamment en milieu rural (moins de 5%) ». C’est le constat fait par le Ministre des mines et  de l’énergie (MME), Salif Lamoussa Kaboré, au cours de la  cérémonie de lancement officiel du Projet d’appui au secteur de l’électricité (PASEL), le 16 octobre 2014 à Ouagadougou. D’un montant de 85 millions de dollars US, soit 42,5 milliards de F CFA, ce projet permettra  au Burkina Faso de relever des défis « importants » dans le secteur de l’électricité.  Permettre une appropriation du PASEL par l’ensemble des participants, sa démarche et ses outils de gestion mis en place pour atteindre de façon efficace et efficiente, les résultats escomptés. Selon le ministre, ce projet revêt une importance  capitale pour les populations des zones  rurales. Il contribuera à rehausser  l’accès  aux  services d’électricité et à l’éclairage des  centres  de  santé   et éducatif, à l’accroissement des revenus et partant, à l’amélioration des conditions de vie en milieu rural. En plus de ces aspects bénéfiques, ce projet, à en croire Salif Kaboré, permettra l’installation de deux  groupes thermiques à Ouahigouya et à Fada et l’électrification de  127 localités du Burkina Faso. En outre,  des équipements d’économie d’énergie seront mis en place et les capacités des institutions renforcées.

Quant au  représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Adama Ouédraogo, il a également reconnu que le ‘’pays des Hommes intègres’’ est confronté à des défis cruciaux dans le secteur de l’électricité. Avec un taux d’accès à l’électricité de moins de 20%, au plan national et de moins de 10%, en milieu rural, le pays demeure selon lui, à un niveau d’accès  encore faible. Pour M. Ouédraogo, le PASEL et son financement additionnel contribueront à l’atteinte des objectifs déclinés dans la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) et  la politique sectorielle de l’énergie adoptée par le gouvernement burkinabè en matière d’accès  à l’électricité dans les zones urbaines, périurbaines et rurales. Il a souhaité que toutes les parties prenantes à ce projet prennent les dispositions nécessaires pour assurer son exécution efficace et efficiente. Il a par ailleurs,  rassuré de la disponibilité  de son institution à les accompagner, afin que les zones les plus reculées du Burkina Faso puissent avoir la lumière.

 

Aïssata BANGRE

Leave a Reply